Culicoïde

Qu’est-ce que le Culicoïde ?

Le Culicoïde, Culicoides spp., est un petit insecte volant appartenant à la famille des Cératopogonidés. Également appelé moucheron piqueur, il est présent dans de nombreuses régions du monde.

Malgré sa très petite taille, généralement comprise entre 1 et 3 mm, il peut occasionner des piqûres particulièrement gênantes. Les femelles de nombreuses espèces piquent les humains ou les animaux afin de prélever le sang nécessaire au développement de leurs œufs. Les mâles, eux, se nourrissent uniquement de nectar et ne piquent pas.

Culicoïde

Le Culicoïde est un insecte de très petite taille, souvent difficile à distinguer à l’œil nu. Son corps est généralement sombre et ses ailes peuvent présenter des motifs tachetés selon l’espèce.

Contrairement aux moustiques, il est beaucoup plus petit et peut facilement passer à travers certaines moustiquaires classiques. Il se déplace souvent en essaims et sa présence est généralement signalée par les piqûres, qui sont souvent nombreuses et concentrées sur les zones découvertes.

Sa piqûre peut provoquer des démangeaisons, des rougeurs et une réaction cutanée parfois importante chez les personnes sensibles. Elle est souvent ressentie immédiatement, sous forme de brûlure ou de picotement, d’où des surnoms comme « brûlot » dans certaines régions.

Les Culicoïdes sont présents dans de nombreuses régions du monde. Leur habitat varie selon les espèces, mais ils sont fréquemment associés aux milieux humides et aux zones riches en matière organique.

Les larves se développent notamment dans les sols humides, les boues ou les matières végétales en décomposition. On en trouve aussi à proximité des élevages, où le fumier offre des sites de ponte favorables, ainsi qu’en bord de mer, dans les marais et les mangroves.

Les adultes sont souvent plus actifs au crépuscule et à l’aube, même si leur activité dépend des espèces, de la température, de l’humidité et des conditions météorologiques. Ils volent peu par temps venteux et sont plus actifs par temps chaud, humide et sans vent. En France, leur période d’activité s’étend principalement du printemps à l’automne.

Chez l’humain, les piqûres de Culicoïdes peuvent entraîner des démangeaisons, des rougeurs et des réactions inflammatoires locales. Certaines personnes peuvent présenter des réactions allergiques plus marquées. Le grattage des lésions peut également favoriser une surinfection bactérienne.

En France métropolitaine, le risque pour l’Homme reste aujourd’hui essentiellement lié à la gêne et aux réactions cutanées. En revanche, certaines espèces tropicales peuvent transmettre des agents pathogènes à l’Homme, ce qui concerne particulièrement les voyageurs :

  • Le virus Oropouche : il est principalement transmis à l’Homme par la piqûre de petits moucherons, surtout Culicoides paraensis. La maladie est endémique dans plusieurs régions d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et des Caraïbes. Ses symptômes ressemblent à ceux de la dengue et durent généralement de deux à sept jours, avec une rechute dans 60 % des cas une à deux semaines plus tard. Il n’existe à ce jour ni traitement spécifique ni vaccin. Des cas importés ont été signalés en Europe chez des voyageurs de retour de ces zones.
  • Les filaires du genre Mansonella : ces parasites, transmis par certains Culicoïdes en Afrique et en Amérique latine, peuvent provoquer des infections le plus souvent peu symptomatiques.

Chez les animaux, les piqûres répétées peuvent provoquer une irritation importante et des réactions cutanées. Certaines espèces de Culicoïdes jouent également un rôle dans la transmission de maladies animales. C’est le cas de la fièvre catarrhale ovine (FCO, ou « maladie de la langue bleue »), de la maladie hémorragique épizootique (MHE) ou du virus de Schmallenberg, qui touchent les ruminants. Ces maladies ne se transmettent pas à l’Homme.

Pour limiter les piqûres de Culicoïdes, plusieurs mesures de prévention peuvent être mises en place :

  • Porter des vêtements couvrants : privilégier les vêtements clairs longs ;
  • Utiliser un répulsif adapté : choisir un produit autorisé et adapté à son âge et à sa situation, en respectant les recommandations d’utilisation ;
  • Installer des moustiquaires à mailles fines : les Culicoïdes étant très petits, les moustiquaires classiques ne sont pas toujours suffisantes ;
  • Éviter les zones à risque aux heures de forte activité : limiter si possible les activités en extérieur à l’aube et au crépuscule, surtout près des zones humides, des plages abritées ou des élevages.

En cas de voyage en Amérique latine ou aux Caraïbes, la protection contre les piqûres est d’autant plus importante. En cas de fièvre au retour, il est recommandé de consulter un médecin en précisant le voyage effectué.

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Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale contre les maladies liées aux piqûres. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout voyage.

1. Source : http://moustique-tigre.info/ – mai 2019

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